Carnet souverain

Note

Mon post de ce matin semble vous avoir interpellé. Je m'en réjouis !

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Mon post de ce matin semble vous avoir interpellé. Je m'en réjouis !

Mon post de ce matin semble vous avoir interpellé. Je m’en réjouis !

Plusieurs d’entre vous m’ont posé une question centrale : que désigne exactement ce que j’appelle un “partenariat de dépendance” ?

Voici une tentative de réponse, avec un exemple… dans le domaine du nucléaire militaire.

Prenons la bombe B-61, stockée en Europe dans le cadre de l’OTAN :

➡️ - Conçue, détenue et activable uniquement par les États-Unis.

➡️ - Stockée dans plusieurs pays européens qui n’en maîtrisent ni la technologie, ni la gouvernance.

➡️ - Décision d’emploi hors de leur contrôle souverain.

Et une obligation pour les pays européens (sauf la France qui dispose de son autonomie dans le domaine nucléaire civil et militaire) souhaitant bénéficier du bouclier nucléaire de l’Amérique d’acheter en plus par exemple les fameux F-35…

Un cas d’école de partenariat de dépendance que je pourrais résumer à une relation où l’un des partenaires concentre tout le pouvoir (technologique, décisionnel, industriel), rendant l’autre structurellement dépendant.

Et ce n’est pas qu’un problème de dissuasion nucléaire…

Notre dépendance à plus de 80% aux GAFAM pour le cloud et les environnements numériques de travail est sans doute encore plus grave :

➡️ - Les données critiques (celles transitant par Office 365) de nos administrations et entreprises sont massivement hébergées certes en Europe (mais sous le coup des lois d’extraterritoriales) et souvent hors d’Europe.

➡️ - Les briques logicielles clés (visioconférence, bureautique, collaboration, IA…) sont extraterritorialisées et viennent continuer d’alimenter sans contrôle les prochains modèles de langage dont tout le monde s’émerveillent comme à l’âge d’or de Facebook.

➡️ - Et aucune maîtrise réelle des chaînes de décision ni des évolutions technologiques.

Conclusion :

Tant que nous accepterons ces partenariats déséquilibrés, nous resterons stratégiquement vulnérables dans le domaine du numérique.

Il est urgent de sortir de ces partenariats de dépendance, qu’ils soient militaires, numériques ou industriels, pour bâtir des alliances d’interdépendance souveraine, équilibrés et si possible au profit du bien commun des européens.

Construisons une Europe qui choisit, pas une Europe qui subit.

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