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Tribune

La singularité LINAGORA. Pourquoi cette place si particulière dans l'esprit des décideurs ?

Au retour de l'EuroCommons Coalition Day, où Olivier Sichel a nommé un seul éditeur devant plusieurs centaines de décideurs, retour sur ce qui fait la singularité de LINAGORA : longévité, binôme, modèle et engagement des équipes.

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Longévité, binôme, modèle, engagement : quatre raisons qui donnent un nom à la troisième voie numérique.
Longévité, binôme, modèle, engagement : quatre raisons qui donnent un nom à la troisième voie numérique.

Mercredi 1er juillet, salle Wagram, à l’occasion de l’EuroCommons Coalition Day, j’ai vécu un de ces moments que l’on n’oublie pas. Cette journée, lancée par le groupe Caisse des Dépôts dans le cadre de son plan Horizon Numérique 2030 et de ses 18 milliards d’euros, réunissait plusieurs centaines de décideurs européens, DSI, éditeurs, fondations et institutions, pour lancer les premières coalitions autour des communs numériques. Olivier Sichel, directeur général du groupe Caisse des Dépôts, y a construit une intervention entière autour de la résilience, de l’autonomie et de la nécessité, martelée avec une force que je n’avais jamais entendue à ce niveau, de développer des communs, c’est-à-dire des logiciels open source, pour accomplir cette stratégie d’autonomie en France et en Europe. Et à deux reprises, il a cité Alexandre Zapolsky, donc, indirectement, LINAGORA.

Un seul éditeur nommé. Dans une salle remplie de décideurs, de grands donneurs d’ordre et de dirigeants. J’y ai repensé longuement, et je crois que la question mérite d’être posée franchement : pourquoi Alexandre ? pourquoi nous ? Pourquoi cette relation si particulière avec les décideurs politiques, quelle que soit leur couleur, avec les grands donneurs d’ordre publics comme privés, et avec nos clients du secteur privé ? Selon moi, cela tient à quatre choses.

Un positionnement original, tenu sans dévier depuis plus de vingt-cinq ans

La première raison, c’est notre longévité, et la résilience qu’elle traduit. Voilà vingt-cinq ans que le cœur de la mission que nous nous sommes donnée, avec Alexandre, pour construire LINAGORA, n’a pas bougé d’un pouce. Cette mission, c’est l’indépendance numérique, le rétablissement d’une relation saine entre les fournisseurs et leurs clients, et la promotion de l’usage stratégique de l’open source et des communs numériques au sein des organisations. Ce que nous appelons la 3e Voie Numérique depuis plus de 15 ans !

Nous n’avons jamais cherché à surfer sur une mode. Nous étions là bien avant que la souveraineté ne devienne un mot que l’on retrouve dans tous les discours et dans tous les plans d’investissement.

Cette constance, dans un secteur où les positionnements se réinventent au gré des tendances, crée une forme de confiance particulière.

On sait où nous trouver, on sait ce que nous défendons, et on sait que nous le défendrons encore demain.

Un binôme, depuis près de trente ans

La deuxième raison tient à un binôme. Alexandre et moi, c’est presque trente ans de complémentarité, une complémentarité ultra soudée, toujours alignée, toujours dans la construction positive et dans le « comment faire mieux, toujours plus », au quotidien, avec cette unique ambition de faire en sorte que la France et l’Europe gagnent en autonomie dans le domaine du numérique.

Aux tout débuts de LINAGORA, on disait de lui, avec un sourire, qu’il serait capable de vendre des glaces à un Esquimau. La formule était taquine, mais elle visait juste. Alexandre a cette capacité rare à parler aux décideurs, à les intéresser à des sujets à la fois hautement politiques, stratégiques et profondément technologiques. Il trouve les bons mots, les bonnes formulations, celles qui font qu’un dirigeant se saisit d’un enjeu open source non pas comme d’une affaire de spécialistes, mais comme d’un choix de souveraineté. J’en suis parfois (un peu) jaloux…

De mon côté, j’apporte l’expérience des faiseurs et une posture de pédagogue. Mon rôle est souvent de rassurer, lorsqu’il s’agit de faire des choix audacieux sur des technologies émergentes, ou sur des technologies qui se trouvent au cœur des systèmes critiques d’une organisation. Ce sont ces moments où un DSI a besoin d’être accompagné, où il faut transformer une intuition stratégique en décision assumée.

C’est là que notre binôme prend tout son sens : l’un ouvre la conversation au plus haut niveau, l’autre la sécurise dans la durée et dans le concret.

Un modèle économique qui n’a jamais varié

La troisième raison, c’est notre modèle, et la constance absolue de notre rapport aux licences de publication de nos logiciels. Nous n’avons jamais changé de stratégie. Nos logiciels sont libres et gratuits. Toute notre innovation est mise à disposition librement et gratuitement sur nos plateformes de développement publiques. Et nous développons, autour de cela, une industrie de service véritablement orientée au service de nos utilisateurs.

Ce n’est pas un détail de communication. C’est une garantie. Quand nous disons à un client qu’il reste maître de son système d’information, ce n’est pas une promesse commerciale : c’est la conséquence directe de notre modèle. Il n’y a pas de dépendance cachée, pas de verrou propriétaire, pas de reprise en main possible de notre part sur son destin numérique. Cette cohérence entre le discours et le modèle est, je crois, ce qui nous rend crédibles quand nous parlons d’autonomie.

L’expertise et l’engagement de nos équipes

La quatrième raison, nous venons de la vivre. Aujourd’hui, nous avons tenu notre COMEX Camp de rentrée ( !! ). Un camp de rentrée qui n’en est pas tout à fait un, puisque nous l’avons anticipé : nous estimons que la rentrée sera extrêmement dynamique, et nous avons voulu être prêts.

Pendant ces journées, l’un de nos commerciaux, qui nous a rejoints cette année, a résumé les choses mieux que je n’aurais su le faire : « Ce qui fait la force de LINAGORA, c’est le niveau d’expertise de nos équipes et leur engagement au quotidien pour mener ces combats ».

Parce que nos équipes, ce sont d’abord des passionnés. Des femmes et des hommes qui n’ont pas rejoint une entreprise, mais une mission, une ambition. Et c’est cet engagement qui se traduit, chez nos clients comme sur nos services internes, par une exigence d’excellence, avec pour seul horizon de faire rayonner le logiciel libre et l’indépendance qu’il permet.

Ce que cela peut vouloir dire pour vous

Je n’ai pas écrit ces lignes pour dresser un portrait flatteur de nous-mêmes. Si j’ai pris le temps de revenir sur ce qui fait notre singularité, la longévité, le binôme, le modèle, l’engagement, c’est parce que ces convictions n’ont de sens que si elles rencontrent les vôtres.

Le discours d’Olivier Sichel, mercredi, l’a rappelé avec une clarté sans équivoque. Il a eu cette formule, drôle et parfaitement juste : des acteurs comme LINAGORA ont moins besoin de subventions que de « FPO », comprenez des Fucking Purchase Orders. Autrement dit, ce qui nous fait grandir, ce ne sont pas les aides, ce sont des clients qui nous font confiance et qui achètent. C’est exactement ce qui s’est produit dans la défense : lorsque le ministère des Armées acquiert un matériel et le met en opération, cette référence souveraine ouvre les portes de l’export et convainc de grands donneurs d’ordre étrangers d’adopter à leur tour la technologie. Ce modèle, il nous faut désormais le reproduire dans le numérique. La commande, publique comme privée, est le premier levier d’autonomie.

C’est aussi pour cela que la troisième voie numérique, ni dépendance aux grandes plateformes, ni vide stratégique, n’est plus une position marginale : elle se décide au plus haut niveau, et elle se construit avec celles et ceux qui la font vivre au quotidien, en confiant leurs usages à des solutions souveraines. Alors, très concrètement, voici où nos chemins peuvent se croiser.

Il y a d’abord celles et ceux qui, aujourd’hui même, s’interrogent sur les alternatives à Office 365 ou à Google Workspace. C’est l’un des onze chantiers ouverts par EuroCommons, et c’est le cœur de notre métier. Notre plateforme de travail collaboratif souverain, Twake.ai, est précisément née de cette conviction : on peut offrir aux utilisateurs les plus exigeants une expérience à la hauteur, sans renoncer à la maîtrise de ses données ni à son indépendance. Si vous êtes engagés dans cette réflexion, n’hésitez pas à nous contacter. Nous serons heureux de vous en dire plus, et surtout de vous le démontrer, démonstration à l’appui. J’en dis d’ailleurs davantage sur cette logique dans mon article consacré à l’utilisateur augmenté et à l’organisation orchestrée.

Il y a ensuite les décideurs qui doivent porter, en interne, un discours de haut niveau sur les enjeux et la raison d’être de l’open source jusque dans leurs systèmes les plus critiques. Convaincre sa hiérarchie, objectiver un choix, sécuriser une trajectoire : c’est un exercice que nous connaissons bien, et c’est tout le sens de nos activités de conseil, d’accompagnement et de support.

Il y a enfin celles et ceux qui nous lisent et qui cherchent leur prochain défi professionnel. Si vous voulez mettre à profit votre expérience, votre expertise et votre diversité pour apporter des choses nouvelles à LINAGORA, franchissez le pas.

Vous ne rejoindrez pas seulement une entreprise : vous rejoindrez un projet et une mission, faire en sorte que la troisième voie numérique se déploie au plus grand nombre et réponde aux enjeux d’autonomie stratégique de la France et de l’Europe.

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