Manifeste
Pourquoi ce carnet
Pourquoi j'ouvre un carnet public en 2026, et ce que vous y trouverez.
Ce carnet n’est pas un blog. C’est un dépôt public, lent et durable, où je publie au fil de l’eau des notes sur ce que je lis, ce que je construis, ce que la souveraineté numérique exige vraiment. Pas de calendrier éditorial : les billets arrivent quand ils sont prêts, pas quand un algorithme l’attend.
Pourquoi maintenant
Vingt-cinq ans à la tête de LINAGORA, deux ans à porter OpenLLM France. J’ai toujours publié du code, et toujours assumé publiquement mes engagements, mes points de vue, ma posture. Ce qui change ici n’est donc pas le fait de parler, mais le canal : je le faisais jusqu’ici sur des plateformes que je ne maîtrisais pas, ma parole y était mienne, le tuyau ne l’a jamais été. Les choix se font aujourd’hui, sur l’IA, sur l’infrastructure, sur la souveraineté, et il devient incohérent de continuer à les exposer ailleurs que chez moi.
Bloguer m’oblige à mettre en mots ce que je manipule au quotidien. Et exposer ses idées, c’est leur donner une chance d’être relues, corrigées, dépassées.
Une transhumance numérique
Ce carnet s’inscrit aussi dans un mouvement plus large que j’ai entamé : une transhumance numérique. Année après année, je rapatrie hors des plateformes GAFAM les données et les productions que j’y avais laissé s’accumuler, pour les remettre sur des infrastructures que je maîtrise.
J’ai commencé en début d’année par extraire mes photos de Google Photos pour les remettre sur mon propre stockage. Je continue ici en sortant mon savoir éditorial de LinkedIn : les notes longues, les prises de position, les retours d’expérience que j’y publiais sans jamais en posséder vraiment le canal. Ce qui s’écrit ici m’appartient, vit dans un format ouvert, et peut être lu sans compte, sans algorithme, sans publicité.
C’est moins une posture qu’une discipline. La souveraineté, je l’ai déjà dit, ne se décrète pas : elle se construit, geste après geste, fichier après fichier.
Avec humour, et à titre strictement personnel
Deux précisions qui valent pour tout ce que vous lirez ici.
D’abord, j’écris avec humour, par goût, et par méthode. Les sujets que ce carnet traverse sont sérieux ; ce n’est pas une raison pour les traiter avec gravité tout le temps. Le rire et l’ironie ne sont pas l’ennemi de la rigueur, ce sont souvent ses meilleurs alliés pour faire tomber les certitudes confortables, y compris les miennes.
Ensuite, mes prises de position sont strictement personnelles. Ce carnet n’engage ni LINAGORA, ni OpenLLM France, ni aucune des organisations dans lesquelles je m’investis. Quand je m’exprime sur la souveraineté, sur l’IA, sur l’école ou sur le reste, c’est moi qui parle, en mon nom propre ; libre à chacun de me contredire, c’est même souhaitable.
Ce que vous trouverez ici
- Souveraineté numérique, pas comme slogan, comme exigence d’ingénierie.
- Logiciel libre, non comme préférence esthétique, mais comme la seule architecture qui rend la maîtrise vérifiable.
- IA ouverte en Europe, LUCIE, OpenLLM, et tout ce que la chaîne implique : données, gouvernance, évaluation.
- Méthode, ma grille de décision quand je choisis un outil, un modèle, un partenaire.
Pas de fil d’actualité. Pas de communiqués recyclés. Pas de pub.
La newsletter
Si vous préférez ne pas suivre le carnet en direct, chaque jeudi matin un e-mail récapitule les billets publiés dans les sept derniers jours, avec un mot d’intro et les liens. Rien d’autre. Pas de note pour le plaisir d’en envoyer une : les semaines sans publication, vous ne recevez rien.
Double opt-in, désinscription en un clic, données hébergées en Europe sur mes serveurs. La newsletter part de ma propre infrastructure, pas d’un Mailchimp ou d’un Mailgun. Cohérence oblige.
À bientôt.
Commentaires
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