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Note

🍇 Viticulteurs en colère… et numérique souverain : même combat ?

🍇 Viticulteurs en colère… et numérique souverain : même combat ?

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🍇 Viticulteurs en colère… et numérique souverain : même combat ?

🍇 Viticulteurs en colère… et numérique souverain : même combat ?

Ce week-end, des milliers de viticulteurs se sont mobilisés à Béziers. Fatigue, pression internationale, règles complexes, sentiment d’abandon. Vous connaissez mon amour pour le vin avec toujours plus de modération 😇 … en particulier en ce week-end de célébrations et de ventes aux Hospices Civils de Beaune.

En regardant cette scène, une interrogation s’impose : le numérique de confiance européen ne vit-il pas, silencieusement, la même tension ?

Viticulteurs et acteurs du numérique souverain partagent, selon moi, un point commun : 👉 construire localement, combattre globalement.

Comme les viticulteurs, nous acteurs du Comité Stratégique de Filière Logiciels et Solutions Numériques de Confiance, faisons face à une concurrence étrangère déloyale. Les règles du jeu actuelles ne favorisent pas ceux qui veulent produire ici, en Europe, avec transparence et respect de nos valeurs.

Le numérique de confiance européen est aussi une filière stratégique menacée.

Alors que l’Europe veut reconquérir sa souveraineté, ses acteurs du numérique de confiance engagés dans l’open source ou pas, dans la cybersécurité, utilisant les infrastructures locales à notre disposition et en privilégiant des IA transparentes, avancent souvent (trop encore), sans le soutien politique, économique ou réglementaire qu’ils méritent.

Et pourtant, il y a sont eux qui comme LINAGORA :

  • protègent vos données,
  • créent de l’emploi qualifié en Europe,
  • garantissent que nos infrastructures restent maîtrisées,
  • tentent de créer les communs numériques essentiels à notre autonomie stratégique (comme dans l’IA générative),
  • incarnent une alternative crédible à l’hégémonie américaine ou chinoise.

Nous sommes nombreux à oeuvrer dans ce sens-là : une preuve que l’Europe peut produire mieux, plus sûr et plus souverain.

Toutefois, nous devrions apprendre de nos viticulteurs et surtout ne pas attendre la “dernière chance”. Alors que les vignerons crient leur désespoir avant qu’il ne soit trop tard, dans le numérique de confiance européen, n’attendons pas d’en arriver là !

Il est temps de nos décideurs politiques et donneurs d’ordres dans les grands comptes français ou Administrations publiques :

  • exercer une certaine forme de patriotisme (économique),
  • soutenir nos technologies locales,
  • simplifier les accès aux marchés publics,
  • investir massivement dans l’open source européen,
  • et affirmer clairement qu’un numérique souverain n’est pas un luxe : c’est une condition d’indépendance.

La mobilisation des viticulteurs n’est pas un fait divers agricole. C’est un rappel : lorsqu’un secteur stratégique est laissé seul face à la pression internationale, il finit par vaciller.

L’Europe doit protéger et renforcer son numérique de confiance, maintenant.

Sinon, demain, il sera trop tard et comme pour le vin, il nous sera impossible de reconstruire ce que nous aurons laissé mourir.

Alexandre Zapolsky Michel Paulin

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