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La récente élection de Donald Trump aux États-Unis agit comme un électrochoc : l

La récente élection de Donald Trump aux États Unis agit comme un électrochoc : la dépendance technologique de l’Europe devient une vulnérabilité géopolitique explicite.

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La récente élection de Donald Trump aux États-Unis agit comme un électrochoc : l

La récente élection de Donald Trump aux États-Unis agit comme un électrochoc : la dépendance technologique de l’Europe devient une vulnérabilité géopolitique explicite. Quand Patrick Pouyanné déclare : « Quand je dois faire des choix de cloud entre Amazon, Microsoft ou Google, je ne suis pas très à l’aise », il résume une inquiétude partagée par une majorité de décideurs.

Face à l’extraterritorialité du droit américain, aux risques croissants en cybersécurité et à une compétition mondiale exacerbée, l’autonomie stratégique numérique s’impose comme une priorité absolue pour la décennie 2025-2030.

Le problème n’est pas l’absence de talents ou de solutions. Michel-Marie MAUDET (LINAGORA) rappelle que la France dispose déjà d’alternatives concrètes : IA générative open source, cloud de confiance, outils souverains, etc. Le problème est l’absence de commandes. Ce n’est pas le capital-risque qui manque, mais la volonté politique et industrielle de consommer européen.

Il existe des modèles. L’initiative Lucie, tout comme Mistral, Hugging Face ou Aleia, montre qu’un écosystème IA européen est possible. Mais pour en faire une véritable alternative, il faut passer à l’échelle. Cela implique une stratégie articulée entre niveau national et européen, avec des objectifs clairs à horizon 2030.

D’ici là, les DSI et RSSI peuvent agir : • en diversifiant leurs fournisseurs, • en exigeant des garanties de localisation des données, • en soutenant les solutions open source européennes, • en intégrant des critères de souveraineté dans les appels d’offres, • en ayant des indicateurs de dépendance stratégique dans la technologie.

Pour Michel-Marie Maudet, l’IA générative open source peut devenir un levier stratégique, à condition de fédérer un écosystème autour de standards communs, d’interopérabilité et de transparence.

David Quantin (Matmut) insiste sur le rôle crucial des entreprises : elles doivent cesser d’attendre des miracles du marché pour passer à l’action concrète.

Cette autonomie ne se décrète pas. Elle se construit. Une feuille de route est nécessaire, avec des objectifs mesurables : • 2025 : 30 % des projets IA en entreprise intégrant une solution européenne • 2027 : 20 % de part de marché pour un cloud de confiance européen • 2030 : 1 plateforme souveraine dans le top 5 européen

Il ne s’agit pas de rejeter la mondialisation, mais de rééquilibrer les dépendances. Car dans un monde incertain, fragmenté, le numérique ne peut plus être un angle mort de la souveraineté européenne.

Symposium du CRiP

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