Note
Haute trahison !
Le terme est lourd. Il dérange. Il choque. Et pourtant, sa définition mérite d’être relue au calme.
Haute trahison !
Le terme est lourd. Il dérange. Il choque. Et pourtant, sa définition mérite d’être relue au calme.
« L’acte ou l’action méritant la qualification de haute trahison est un crime qui consiste en une extrême déloyauté à l’égard de son pays, de son chef d’État, de son gouvernement ou de ses institutions. Il est souvent associé à l’intelligence avec l’ennemi. Il concerne des détenteurs d’une autorité politique dans l’exercice de leurs fonctions. »
Posons une question simple, sans invective, sans caricature : 👉 que qualifier lorsque, en pleine crise géopolitique, économique et technologique, une institution publique choisit de renforcer structurellement sa dépendance à des acteurs extra-européens, alors que des alternatives françaises et européennes existent, fonctionnent et sont déjà déployées ailleurs au plus haut niveau ?
Pour rappel, en pleine trêve des confiseurs, POLITICO Europe révèle que l’Assemblée nationale s’apprête à confirmer un choix technologique structurant, engageant durablement ses outils numériques… au profit d’acteurs extra-européens (même si ceux-là sont digérés dans un sandwich qui questionne toujours et encore… et qui de plus est n’est toujours pas qualifié #SecNumCloud).
Un choix lourd de conséquences industrielles, stratégiques et politiques.
Ce n’est pas une erreur technique. Ce n’est pas un arbitrage neutre. C’est un acte politique, aux conséquences industrielles, stratégiques et budgétaires majeures.
On ne parle pas ici de patriotisme de façade. On parle de cohérence de l’action publique.
Depuis des années, l’État stratège :
- finance des filières,
- structure des communs numériques, -appelle à la souveraineté,
- alerte sur la dépendance technologique. Et dans le même temps, l’État utilisateur fait l’exact inverse.
Ce grand écart n’est plus tenable.
Il affaiblit notre crédibilité, détruit notre base industrielle, et décourage celles et ceux qui construisent, concrètement, des alternatives souveraines.
La souveraineté numérique n’est pas un slogan. C’est un choix quotidien, un usage, une responsabilité.
La vraie question n’est donc pas : 👉 le mot est-il trop fort ?
Mais bien : 👉 jusqu’où sommes-nous prêts à accepter une déloyauté structurelle envers notre propre écosystème, financé par le contribuable, au nom du confort, de l’habitude ou de la peur du changement ?
Le débat mérite mieux que le silence. Et certainement mieux qu’un passage en force pendant les congés.
La suite dépend maintenant d’un choix simple : continuer à subir, ou commencer enfin à construire.
Comité Stratégique de Filière Logiciels et Solutions Numériques de Confiance Michel Paulin Alexandre Zapolsky Philippe Latombe Emile Marzolf
#IRN Arno Pons David Djaïz Yann Lechelle
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